27 – Kayak à Kibuye

27 – Kayak à Kibuye

Nous sommes déposés au bureau de poste de Musanze. C’est Samedi, donc fermé en théorie, mais le guichetier vient ouvrir spécialement pour nous ! Sacré contraste avec notre bureau de Poste à Paris qui ferme trente minutes avant l’heure, et tant pis si vous avez couru depuis le travail pour arriver à temps.  

De là, nous marchons jusqu’à la gare routière sous une pluie torrentielle. Il y a bien un bus qui y va, mais tous les sièges sont occupés alors nous ne pouvons pas y entrer. Nouvelle surprise après avoir traversé des pays où le bus n’était déclaré complet que quand les portes ne pouvaient plus fermer.

Prochain arrêt : Kibuye (avec un changement à Gisenyi pour la pause déjeuner : un bon buffet végétarien). Heather devient fan des haricots !

Les méandres de la route s’enfoncent dans le bouillard. Les bananiers défilent comme des étoiles sur les flancs des collines. Nous arrivons en début de soirée à Kibuye. Deux moto-taxis plus tard nous voilà à Macheo Eco-lodge. Il y a une superbe vue sur le lac Kivu. Sans surprise, Kibuye est connue pour être une station balnéaire prisée et une destination pour lunes de miel.

Le lendemain matin, nous partons faire un tour en kayak sur le lac. La ville n’est pas encore réveillée, il n’y a que nous, les oiseaux et les poissons. Tout est calme, même l’eau. Nous sommes entourés par les collines et les petites îles escarpées. Le Rwanda est vraiment un beau pays, pas étonnant que le tourisme soit en progression.

Après ce sport matinal, nous partons visiter le Musée de l’Environnement. Le manager est bavard et nous tient la conversation pendant un long moment. Il nous enseigne une particularité du lac Kivu : ses eaux profondes contiennent de gigantesques quantités de gaz (méthane et dioxyde de carbone), qui continue à s’y accumuler. A terme, si la pression de gaz devient trop importante, cela pourrait provoquer une énorme explosion. Pour prévenir une catastrophe, le Rwanda a lancé il y a quelques années le projet Kivuwatt. Le gaz est extrait et exploité pour produire de l’électricité. C’est un projet unique au Monde qui participe à l’objectif très ambitieux fixé par le Président Kagamé : devenir, d’ici 2024, le premier pays africain avec 100% de taux d’accès à l’électricité !

De manière générale, le gouvernement accorde une grande priorité aux questions environnementales. Ils font attention à la façon dont la société se modernise, sans bétonner partout sans réfléchir. Ils préservent également les parcs en cherchant un tourisme plus exclusif. Paul Kagamé a l’ambition de rendre le Rwanda « plus propre, plus vert et responsable ». Ils ont un système de recyclage des déchets, plantent quatre arbres à chaque fois qu’ils en abattent un et développent les énergies renouvelables. Comme dit le Président : « Quand vous partez de zéro, voire même en-dessous de zéro, vous avez une obligation de ne pas répéter les erreurs du passé. Nous avons décidé de mettre en place des politiques qui ont un sens pour notre futur ».

Le musée présente une exposition sur les énergies, renouvelables ou non, sur la faune et la flore du Rwanda et même un jardin d’herbes médicinales sur le toit ! Le manager nous guide à travers les différentes salles, ça fait plaisir de voir une personne si passionnée par l’environnement.

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