18 – Pirates et lune de miel

18 – Pirates et lune de miel

Après les rives du Lac Naivasha, nous enchaînons avec la partie « Lune de Miel » de notre voyage : direction la côte Est du Kenya et ses plages de rêve ! Pour cela, nous nous rendons à Nairobi d’où nous pourrons prendre un… train ! Eh oui, pour la première fois en un mois et demi le trajet ne se fera pas en bus.

Le Madaraka Express a été construit il y a deux ans avec la collaboration bienveillante du gouvernement chinois et de ses entreprises. Il permet de relier Mombasa, le grand port du pays, à la capitale en cinq heures. Il faut passer un dispositif de sécurité important (les bagages sont scannés deux fois aux rayons X et reniflés par un chien peu enthousiaste), négocier de longues minutes pour ne pas nous faire confisquer notre couteau suisse (ils cherchent à éviter un détournement de train ??). On verra si on réussira à le garder jusqu’au bout du voyage. En tout cas, nous voilà partis.

Embarquement pour le Madaraka Express
Le train traverse le Nairobi National Park et le Tsavo

A notre sortie du train, nous sommes frappés par la chaleur. L’air est plus humide et nous gagnons quelques degrés en température. Les moustiques adorent ! Ils sont tellement petits qu’on ne les voit presque pas, mais ils arrivent quand même à piquer partout.

Nous filons sans attendre à Kilifi, où nous plantons notre tente à Distant Relatives, une auberge de jeunesse courue des backpackers dans le coin. Pour la première fois dans ce voyage, nous avons vraiment le sentiment d’être au milieu d’un repère de touristes. Le Kenya est globalement plus touristique que l’Ethiopie, et la côte semble être LE passage obligé. Malgré cela, nous trouvons ici tout ce que nous sommes venus chercher : soleil, longue plage de sable blanc, cocotiers, crabes rigolos, piscine et même du plancton luminescent. Cet organisme a pour particularité d’émettre des brefs flashs lumineux quand il se sent menacé. La nuit, nous restons un long moment à agiter nos mains et jambes dans l’eau pour faire apparaître des petits scintillements autour de nous. C’est génial !

A l’auberge nous faisons la connaissance de pirates. Oui, vous avez bien lu. Lucas et Alexandre, un jeune couple franco-italien nous invite à bord de leur bateau pirate pour nous présenter le reste de leur équipage. Le Musafir (cela signifie « voyageur » en hindou, Farsi, Urdu, arabe et swahili) mouille en ce moment dans la crique en contrebas de Distant Relatives. C’est le plus grand dhow d’Afrique de l’Est ; il nécessite trente-cinq membres d’équipage pour le manœuvrer et lever son ancre. Construit il y a quelques années par un italien tombé amoureux de ces bateaux traditionnels swahilis, il traverse les mers pour diffuser un message de paix, de liberté et d’unité. L’équipage (les musafaris) travaille avec les populations locales pour promouvoir des actions écologiques en diffusant des films, nettoyant des plages ou autres évènements. Le Musafir n’a pour l’instant circulé que le long de la côte Est africaine (Tanzanie, Kenya et Mozambique), mais les musafaris préparent en ce moment le prochain grand projet : un voyage vers Singapour en passant par les Seychelles et les Maldives ! Ils cherchent d’ailleurs des gens pour se joindre à eux. Si nous n’avions pas déjà des plans pour les prochains mois, ça aurait pu être une aventure intéressante. Si vous êtes intéressés, allez jeter un œil sur leur site ou leur compte instagram. Nous passons une bonne soirée à refaire le monde et rire avec eux sur le bateau en partageant un plat de légumes et d’ugali. Ils sont vraiment sympas. Quelle vie !

Le Musafir (photo prise sur le site internet)
Coucher de Soleil sur le Musafir

Après quelques jours bien relaxants, nous prenons un tuk-tuk, un matatu et un boda (moto-taxi) pour remonter la côte pour atteindre Watamu. Ici aussi, les touristes sont en nombre. Il semble y avoir une grosse influence italienne, et de nombreux occidentaux possèdent des villas. On nous salue d’ailleurs souvent en italien dans la rue. Nous trouvons un bon hôtel, pour un tarif à peu près raisonnable pour la région (le tourisme, ça fait aussi sacrément grimper les prix !). Il faut quand même dire qu’ils nous accueillent en faisant tomber deux énormes noix de coco de leur arbre, puis nous les ouvrent à la machette pour que nous puissions en boire le jus. Ça, c’est un geste commercial !

Miam, jus de coco

Leur piscine est la meilleure que nous ayons vue. Ils utilisent de l’eau de mer nettoyée dans laquelle nous restons un long moment à barboter.

Nous trouvons ici le même décor de sable blanc enchanteur qu’à Kilifi. Nous passons aussi un après-midi dans la réserve marine, à nager au milieu des poissons multicolores dans les coraux. Dory vous dit bonjour !

2 Replies to “18 – Pirates et lune de miel”

  1. Jacques-Genevieve de Poncins
    quelle potion magique vous prenez pour sauter aussi haut et si souvent ????
    vos récits sont un pur bonheur à lire nous les attendons avec impatience MERCI pour la joie de vivre que vous nous donnez !!!!!

    1. Merci! Nous sommes heureux de savoir que vous suivez nos aventures! Il reste beaucoup d’aventures à venir…accrochez-vous!!😁
      Nous partagerons notre potion avec vous en rentrant à Paris! 🏺 🦘 Nous vous embrassons, Heather et Arnaud.

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