7 – Retour à la civilisation : Mekele

7 – Retour à la civilisation : Mekele

La vue depuis notre hôtel à Mekele (Super 3 pension, avec WiFi, électricité ET eau chaude!! – la plupart du temps)

Mekele se trouve à 2254 m d’altitude. C’est une assez grande ville, la 5ème plus grande d’Ethiopie, agréable. On y trouve un grand centre commercial (plus proche d’un marché ouvert en réalité), des bons restaurants (qui nous ont permis de manger autre chose que des injeras), de nombreux bars et cafés, et une grande université. A noter que les dîners peuvent se terminer dans le noir à cause des coupures d’électricité. Romantique.

Après toutes ces injeras, nous avons apprécié trouver une pizza au Green Valley Café!

Nous avons également vu dans les alentours des usines de vêtements de marques connues, par exemple celle de Calzedonia, qui viennent profiter des bas salaires. L’endroit est stratégique car Mekele se trouve sur la route que prennent les camions de marchandises depuis Djibouti vers l’Ethiopie et le reste de l’Afrique.

Pour nous déplacer dans la ville, nous utilisons des tuks-tuks (sortes de scooters à trois roues). Ici ils sont bleus et blanc et appelés bajajs. Les conducteurs de ces parlent en général assez mal anglais, et nous nous retrouvons à devoir les guider pour atteindre la bonne destination.

Arnaud guide le bajaj depuis le fond, derrière son sac

Le soir du 11 Septembre, comme prévu, les éthiopiens fêtent le passage à la nouvelle année. (voir le 1er article pour plus d’informations: ). L’ambiance est très festive dans toute la ville. Nous décidons de sortir pour goûter un peu l’atmosphère et nous retrouvons dans un bar à prendre des selfies avec un groupe de mecs qui enchainent les Habeshas (une bière locale) et allument des bougies dans les bouteilles vides. Ils sont sympas, bien qu’un peu éméchés.

A minuit, nous entendons le son de plusieurs feux d’artifice. BONNE ANNEE 2012 ! L’année s’annonce excitante :

  • Obama grand favori pour être réélu. Ça fait du bien de voir que les Etats-Unis sont lancés sur la route du progressisme et de l’ouverture au Monde. Ça devrait durer longtemps, c’est sûr !
  • On attend avec impatience les JO de Londres ! #quiavaitlemeilleurdossier?

Nous aurions bien ajouté que la musique dure toute la nuit, mais en réalité ça arrive tous les jours en Ethiopie. Ils gardent constamment de la musique allumée, parfois très (trop) fort. Le lendemain, jour férié, les éthiopiens sont tous très bien habillés. Les hommes ont sorti leur plus belle chemise, et un jean propre. Bon, en fait c’est surtout les femmes : elles portent des longues robes blanches ornées de jolies broderies de toutes les couleurs (et bien sûr, les fleurs jaunes dans les cheveux).

Avant de quitter la ville, nous décidons de visiter le Martyr’s Monument. Ce grand édifice, qui ressemble à une balle de golf posée sur son tee, célèbre la révolte du peuple face à la tyrannie communiste du régime Derg. Il y a aussi un musée qui contient de nombreuses photos d’archive et des objets militaires d’époque (fusils, radios, casques etc.). L’endroit est intéressant, très solennel. 

Le Martyr’s Museum

Après Mekele, nous prenons un minibus pour continuer notre route vers Hawzien (toujours vers le nord). Les minibus sont un moyen de transport courant en Ethiopie. Les locaux les appellent des taxis. Ce sont en réalité des minivans qui sont remplis avec le plus de sièges possibles. Et quand les sièges sont tous pris, les gens s’assoient par terre. Ils partent tous de la gare routière de chaque ville, sans horaires particuliers. Le principe est assez simple : quand le bus est plein, il part. Ca ne prend pas plus d’une vingtaine de minutes en général. Les éthiopiens ne possédant que très rarement une voiture individuelle, c’est le seul moyen d’aller d’une ville à l’autre. Un des passagers transporte sa chèvre avec lui, elle passera le voyage sur le toit avec les bagages. Elle tape parfois sur le toit avec ses pattes pour nous rappeler sa présence ! Nous aimons à penser que c’est une chèvre domestique que son propriétaire emmène avec lui en vacances, mais la réalité est probablement plus terre à terre.

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